Dimanche 18 mai 2008
Ah, voici le mot suivant ! Babillard.

Voilà un mot qui signifie qu'on parle beaucoup, mais de choses futiles. Bavard peut s'attaquer à des sujets sérieux, babillard se cantonne aux choses légères.

Au 11ème siècle, le mot babiller voulait dire bégayer, formé d'une onomatopé exprimant le mouvement des lèvres.

Au 16ème siècle, après avoir signifié "parler d'une manière peu claire" puis "bavarder à tort", il a pris son sens actuel.

A condition que son emploi subsiste.

Faisons appel à de babillards argousins du langage comme moi pour le sauver !

A vous.

Par Eric Roux - Publié dans : Grammaire - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Mardi 29 avril 2008
Il y a 4 ans, Bernard Pivot publiait son livre "100 mots à sauver".

J'avais franchement trouvé l'initiative excellente, et je m'étais dit que je l'aiderais à les sauver. Et j'oubliai.

Alors j'ai ressorti aujourd'hui ce livre, et je vais faire ma part de travail en faisant à mon tour revivre ces 100 mots qui ont eu la chance de tomber sur Bernard.

Le premier du livre est le mot "argousin". Ancien officier des galères du roi, le mot est aujourd'hui employé pour décrire un agent de police. Pivot nous dit qu'il ne faut point le mélanger avec son cousin le "pandore", qui lui est un gendarme. Pourtant le mot argousin est apparenté à l'espagnol "alguacil", qui signifie gendarme, ou huissier.

Enfin, si quelque argousin du langage venait à vouloir incarcérer ce mot qui sonne comme une baie d'arbuste sauvage, trop tard, le voici libéré sur le net. Buzzons l'argousin !
Par Eric Roux - Publié dans : Grammaire - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Vendredi 18 avril 2008
Sans doute avez-vous remarqué que "sans doute" dit le contraire de ce qu'il est censé dire.

De tout évidence, cette expression devrait exprimer l'absence de doutes. Or c'est bien l'inverse qui se produit. "Sans doute est-elle partie aux Caraïbes" veut bien dire que nous n'en sommes pas sûrs, qu'il subsiste le doute.

"Certainement" est de la même race fourbe. Alors qu'il devrait exprimer la certitude, il en exprime l'absence. "Elle est certainement partie aux Caraïbes" signifie que ce n'est pas une certitude.

Alors franchement, pour qui nous prennent "sans doute" et "certainement" ?

Sans doute pour d'éternels incertains. Certainement pour des coupeurs de cheveux en quatre !
Par Eric Roux - Publié dans : Grammaire - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Samedi 29 mars 2008
La Miviludes et ses amis m'étonneront toujours. J'avais occulté une question posée en juillet 2006 à l'Assemblée Nationale par l'un de ses plus fidèles amis, Eric Raoult, question qui dépasse l'étendue de mes pouvoirs de résistance au fou rire. Je vous donne la question :

Texte de la question : Monsieur Éric Raoult attire l’attention de Monsieur le ministre délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille sur la nécessité de protéger les jeunes et les adolescents des méfaits du "gothique". En effet, la découverte, souvent sur internet, ou dans les cours d’école, de ce qui a pu être caractérisé à raison comme un "fatras romantico-satanique", est un mouvement très en vogue parmi les adolescents. Les adolescents peuvent apporter un soutien important à cette pratique, d’autant plus que les adultes ne le comprennent pas. Il conviendrait donc qu’une campagne de prévention puisse être menée rapidement pour souligner aux jeunes les risques de ce mouvement. Il lui demande donc son avis sur ce dossier.

Et voilà, les "gothiques" sont une secte. Voilà qui est tout à fait dans la mouvance de certains sites antisectes écrits par des catholiques d'un courant on ne peut plus étrange. Ces derniers avaient déjà déclaré que Harry Potter était une secte... Je pensais la Miviludes et le groupe d'étude sur les sectes un tout petit peu au dessus (ou en dessous) de cela, mais non, ils sont en plein dedans.

Heureusement, ma nièce a choisi la tectonik.

La réponse du ministre fut assez intelligente pour expliquer à Monsieur Raoult que la lutte contre les dangers d'internet pour les enfants (sites à caractère pornographique, etc.) était en train d'être traitée par des outils à destination des parents et une campagne de prévention, et ne traita pas l'absurdité de la question.


Encore une fois, la Miviludes oublie la dérive pour s'en prendre au mouvement, qui cette fois n'en est même pas un. Dérive quand tu nous tient !
Par Eric Roux - Publié dans : facéties - Communauté : Le coin des libres penseurs
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Dimanche 16 mars 2008
Le problème de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, qui fut le motif de la loi de 1905, a aujourd'hui dégénéré en un problème plus profond, celui de la séparation du corps et de l'âme.

Il est de coutume en France aujourd'hui, de séparer les tenants d'un certain rationalisme qui serait issu des Lumières, d'un courant spiritualiste, qui serait soi-disant issu d'un obscurantisme religieux.

En bref, d'un coté la science et les esprits rationalistes, et de l'autre les mystiques et autres irrationnels.

Pourtant, la réalité historique, culturelle et philosophique de notre pays est tout autre.

L'existence de l'âme indépendamment du corps est un phénomène clé qui permet de comprendre les enjeux de la question spirituelle autant que de l'orientation d'une civilisation.

Une civilisation qui considère que l'âme n'existe pas, que l'homme est un accident cellulaire, le produit d'une chimie intrinsèque à la nature, a des orientations absolument différentes de celles d'une civilisation qui reconnait à l'homme son essence spirituelle distincte de la matière.

En général, nos civilisations se trouvent quelque part entre ces deux extrêmes, car les individus qui les composent favorisent chacun l'un ou l'autre aspect qui deviendra proéminent sans être absolu.

La raison pourtant n'a pas toujours été du coté des matérialistes, au contraire. Bien souvent le scientifique se dit cartésien, et confond rationalisme avec matérialisme. Le matérialisme, quoi qu'ayant existé dans le monde depuis des milliers d'années (voir les joutes oratoires entre les différents courants hindouistes bien avant notre ère), a commencé son essor en europe au 19ème siècle (l'un des plus célèbres matérialistes de cet époque fut Karl Marx).

Descartes, lui, parangon de la rationalité, plaidait sans retenue pour une existence de l'âme distincte de celle du corps. Dans le Discours de la méthode, il écrivait :
"Puis, examinant avec attention ce que j'étais, et voyant que je pouvais feindre que je n'avais aucun corps, et qu'il n'y avait aucun monde ni aucun lieu où je fusse ; mais que je ne pouvais pas feindre pour cela que je n'étais point... Je connus de là que j'étais une substance dont toute l'essence ou la nature n'est que de penser, et qui pour être n'a besoin d'aucun lieu ni ne dépend d'aucune chose matérielle ; en sorte que ce moi, c'est à dire l'âme, par laquelle je suis ce que je suis, est entièrement distincte du corps, et même qu'elle est plus aisée à connaître que lui, et qu'encore qu'il ne fût point, elle ne laisserait pas d'être tout ce qu'elle est."

Du coté des lumières, Voltaire lui-même attribuait la cause de la matière à une force non matérielle, une force distincte du corps. Dans une lettre au roi de Prusse (Frédéric II) d'avril 1737, il écrivait :
"Mais quelle sera la raison de l'existence des corps ? Il n'y a certainement que deux façons de concevoir la chose : ou les corps sont tels par leur nature nécessairement, ou ils sont l'ouvrage d'un libre et très libre être suprême. Il n'y a pas un troisième parti à prendre. Mais dans les deux opinions, on a des difficultés bien grandes à résoudre. Quelle sera donc l'opinion que j'embrasserai ? Celle ou j'aurai, de compte fait, moins d'absurdités à dévorer. Or je trouve beaucoup de contradictions, de difficultés, d'embarras dans le système d'existence nécessaire de la matière ; je me range donc à l'opinion de l'existence de l'être suprême, comme la plus vraisemblable et la plus probable... Je la crois cette vérité, mais je la crois comme étant ce qui est le plus vraisemblable ; c'est une lumière qui me frappe à travers mille ténèbres."

Le combat des lumières était un combat contre l'obscurantisme, mais absolument pas un combat contre le spirituel ou le religieux. De la même manière, la laïcité était et doit rester un combat contre une Eglise qui imposerait sa pensée aux citoyens d'un pays, et non un combat contre l'aspect religieux ou spirituel de l'homme.

Certains attribuent les racines philosophiques de la France à la philosophie greco-romaine.

Pythagore, cauchemar ou joie de nos premiers cours de mathématique, considérait l'âme immortelle. Il la disait évoluant d'un corps à un autre, mort après mort, et est l'auteur du célèbre "sema soma" (le corps est le tombeau), signifiant que l'attachement de l'esprit au corps était une prison qui empêchait l'âme de vivre pleinement.

De la même manière, Platon donnait à la philosophie le but ultime de délivrer l'âme de son assujettissement au corps :
"Tant que nous avons un corps, et qu'un mal de cette sorte restera mélé à la pâte de notre âme, il est impossible que nous possédions jamais en suffisance ce à quoi nous aspirons ; et, nous l'affirmons, ce à quoi nous aspirons, c'est le vrai."

Deux siècles après Jesus-Christ à Rome, le philosophe Plotin déclarait dans la première Ennéade : "Supposons l'âme, comme le veut sa nature, placée dans le corps, soit au dessus de lui, soit en lui ; et formant avec lui tout ce qu'on nomme l'animal. Dans ce cas, l'âme, en se servant du corps comme d'un instrument, n'est pas forcée de participer à ses passions, pas plus que les artisans ne participent à ce qu'éprouvaient les instruments. Quant aux sensations, il est nécessaire qu'elle les perçoive, puisque pour se servir de son instrument, il faut qu'elle connaisse, au moyen de la sensation les modifications que cet instrument peut recevoir du dehors."

Bref, une culture qui n'a cessé de mettre en avant l'existence de l'être en tant qu'entité distincte du corps, et l'existence des corps comme outils, ou tout au plus habitacles.

Si certains ont à juste titre insisté sur l'importance d'avoir un corps en bonne santé pour se permettre une élévation spirituelle (de la même manière que Siddartha Gautama, il y a 2500 ans, découvrit après des années d'ascétisme la vanité de la mortification), l'inversion qui conduisit la vieille Europe (et la France) à considérer les hommes comme des cellules organisées ayant accédé à l'intelligence par hasard ou destin est assez récente. Et ce n'est pas la culture intellectuelle française.

A ce point du raisonnement, certains se demanderont encore le lien entre la laïcité et la séparation de l'âme et du corps. Par delà le jeu de mot facile qui met en balance cette dernière avec la séparation de l'Eglise et de l'Etat, il m'a semblé dernièrement que l'évocation par des membres du gouvernement et le chef de l'Etat de la dimension spirituelle de l'homme a soulevé une indignation (bien souvent feinte) qui n'avait pas lieu d'être.

Evoquer la dimension spirituelle est parfaitement dans la lignée de notre culture fondée sur la raison et totalement dans la tradiction philosophique de notre pays.

Imposer une vision religieuse à l'exclusion de toute autre serait liberticide.

Mais imposer une vision non spirituelle est tout aussi liberticide, et est à mon sens une réelle violation des principes fondamentaux de la laïcité. Athées, croyants, matérialistes, spiritualistes et idéalistes doivent tous avoir liberté d'expression et de pensée.

Refuser à un homme public le droit de s'exprimer sur une conception spirituelle de l'homme fait de l'athéisme une religion d'état. Et ça, c'est la mort rapide et définitive de la laïcité, dernier bastion de la liberté de conscience.
Par Eric Roux - Publié dans : Philosophie - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Vendredi 29 février 2008

Je vais maintenant publier certains articles de société sur un autre blog afin de garder à celui-ci un coté ludique ou facétieux, moins sérieux peut-être. Voici l'adresse pour ceux que cela intéresse : Eric Roux à contre-courant

Par Eric Roux - Publié dans : société - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Mardi 26 février 2008
Après la ruée polémique autour des propos d'Emmanuelle Mignon, nous sommes censés avoir bien compris que la dérive sectaire (et non les mouvements) était la véritable cible de nos institutions.
Pourtant subsiste un petit point qui manque de clarté. La dérive sectaire semble signifier qu'un groupe reconnu coupable d'une dérive pourrait être interdit.

Outre le fait qu'aujourdhui, nombreux sont ceux qui émettent l'idée que le nombre de dérives est si bas que l'existence d'organismes comme la Miviludes ne se justifie pas (exemple, lire ici), pourquoi les minorités spirituelles seraient-elles les seules à faire les frais d'une telle politique ?

Je propose donc qu'on aborde d'autres dérives sous le même angle, avec une même approche anti-dérives.

Le dérive bancaire.

Il me semble que la Société Générale devrait être interdite, puisque suite à la dérive d'un jeune trader, elle a perdu 3,3 milliards de dollars. Ce qui correspond à la ruine de nombreuses familles pourtant très riches, comme un calcul simple pourrait nous l'apprendre.

La dérive politique

Eh bien nous devrions interdire le parti socialiste, puisque, par exemple, la cour d'appel de Paris l'a condamné en 2007 à verser quelque 25 000 euros de rappels de salaire et d'indemnités à l'un de ses anciens employés, dont le contrat de travail avait été renouvelé en toute illégalité en octobre 2002 (ici).

Puis, pour ne pas faire de jaloux, nous allons interdire l'UMP, puisqu'en 2007, l'un de ses membres a été condamné pour propos homophobes.

Bien entendu, le PCF, le Front National et les autres ont aussi leur lot de dérives, et franchement, les prochaines élections vont avoir un goût de neuf.

La dérive médicale

Combien de médecins condamnés ? Combien de psychiatres condamnés dans l'année. Peut-être un record absolu en termes de dérives... viols (ici), euthanasies (ici), etc.

Donc, interdite la psychiatrie !

La dérive policière, la dérive judiciaire.

Là, je suis bien embêté, parce que malgré Outreau en ce qui concerne la dérive judiciaire, et les derniers écarts de fonctionnaires de Police d'Asnière, je me vois mal interdire la police et la justice, sinon il n'y aura plus personne pour lutter contre les dérives.

Ah, si, la Miviludes, c'est vrai !

Pourtant, même quelques anciens de la Miviludes semblent y voir quelques dérives pointer leur nez.

Nathalie Luca, sociologue au CNRS et membre de la Miviludes jusqu'en 2005 déclarait il y a peu :

"Dans les faits, la Miviludes observe peu de condamnations par la justice, donc peu de dérives avérées. Elle réoriente donc largement son travail sur la prévention.Le problème, c'est qu'il n'est pas sûr qu'elle ait les bons outils pour faire de la prévention, et du coup, cela ressemble parfois un peu trop à des accusations insuffisamment démontrées. Nos voisins européens ont également des structures semblables, mais ils se donnent d'autres moyens pour remplir leurs missions de prévention. En Belgique, en Angleterre ou en Suisse, leurs centres contiennent une grande base de données consultables par tous. Tout ce qui a été fait, écrit ou dit sur un mouvement se retrouve compilé. Du coup, chacun peut se faire son propre avis sur un groupe. Non seulement la Miviludes n'a aucune bibliothèque, mais pendant une période elle n'avait même pas de documentaliste ; je ne sais pas si elle en a une aujourd'hui !"

Bref, la Miviludes dérive, elle aussi...
Par Eric Roux - Publié dans : société - Communauté : Le coin des libres penseurs
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Lundi 11 février 2008
L'AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé) vient d'autoriser la prescription de Prozac aux enfants à partir de 8 ans. Pourquoi s'inquiéter ? Ils doivent bien connaître leur affaire ces gens-là...

Eh oui, ils connaissent bien leur affaire, ils savent qu'avec les millions dont ils disposent grâce à la manne des lobbies pharmaceutiques, peu importe le scandale, tout sera justifié et rentrera dans l'ordre.

Le Prozac est l'un des anti-dépresseurs les plus dangereux actuellement sur le marché. Et ce n'est pas moi qui le dit, c'est eux !

Dans sa brochure "Le bon usage des antidépresseurs chez l’enfant et l’adolescent", dont le titre même me fait froid dans le dos, l'AFSSAP décrit elle-même les risques du Prozac (qu'elle conseille quand même).

Tout d'abord, l'augmentation des tendances suicidaires :
"L’utilisation des autres antidépresseurs ISRS et apparentés est déconseillée pour cette classe d’âge dans le traitement de la dépression, en raison du risque de comportement suicidaire (idées suicidaires, tentatives de suicide) et de comportement hostile (agressivité, comportement d’opposition, colère) misen évidence chez des enfants et adolescents traités par ISRS au cours d’essais cliniques. Le risque de comportement suicidaire et de comportement hostile identifiés avec la fluoxétine (Prozac) lors des essais cliniques, n’est pas différent de celui observé avec les autres ISRS."

Si cela vous parait un tant soit peu compliqué, je traduis : nos enfants sous antidépresseurs risquent fortement de se suicider ou de devenir violents et dangereux, et c'est la même chose avec le Prozac.

Mais visiblement, cela n'inquiète pas l'AFSSAPS.

Et qu'en est-il du développement sexuel de nos enfants ? Eh bien comme à l'accoutumée, on a fait quelques tests sur des rats... c'est si ressemblant. Et on s'est rendu compte que les jeunes rats drogués au Prozac souffraient d'atteintes testiculaires irréversibles.

Je cite toujours l'AFFSAP : 
"Cette demande fait suite aux résultats d’une étude pré-clinique chez le rat juvénile montrant des effets délétères de la fluoxétine sur la croissance, sur la maturation sexuelle, sur la fonction sexuelle, et sur les organes sexuels, en particulier des atteintes testiculaires irréversibles."


En bref, si votre enfant survit au suicide, il n'aura pas de développement sexuel normal, sera impuissant, voire castré.

Et la solution : demander des études complémentaires pendant qu'on autorise la prescription et que l'on place l'enfant sous suivi médical. Eh oui, il ne s'agit plus d'expérimentations sur des rats, mais bien sur nos enfants.

Mais tout de même le contrôle est sévère, puisque seuls les psychiatres auront le droit (théoriquement) de prescrire du Prozac aux enfants. Outre le fait que je préfèrerais donner mon corps à la science que de prêter mon petit doigt à un psychiatre, il nous faut savoir sur quel critères le psychiatre est enjoint de se baser quand au diagnostic dépressif. Il doit se conformer au manuel appelé le DSM IV.

Et que nous dit le manuel ?
Que au moins 5 des 9 symptômes de dépression doivent être présents pendant au moins 2 semaines.

Allez, choisissons 5 symptômes d'après le DSM IV :
1. Humeur irritable ou revendicante. Préoccupations morbides envahissantes – par exemple par des paroles de chansons nihilistes.
2. Perte d’intérêt dans le sport, les jeux vidéo, et les activités entre amis.
3. Perte ou gain de poids significatif en absence de régime (ex : modification du poids corporel en mois excédant 5%) ou diminution ou augmentation de l’appétit presque tous les jours.
4. Regarde la TV excessivement tard dans la nuit. Refus de se lever le matin pour aller à l’école.
5. Comportement d’opposition et/ou négatif .

Vous l'avez compris, il ne fait pas bon faire sa petite crise d'adolescence. Outre la stupidité de demander à un enfant de 8 ans de ne pas prendre de poids (5% si votre enfant pèse 40 kilos, cela fait 2 kilos...), chacun des autres symptômes peut décrire tellement d'enfants qu'on se demande quel est le véritable objectif poursuivi par l'AFSSAPS et ses commanditaires : la lutte contre la surpopulation ?

Moi, si j'étais la Défenseure des Enfants (qui n'est autre que l'ancien Directeur de la Communication des laboratoires Servier, et qui a ses entrées dans le monde de la pharmacie), je défendrais nos enfants.

Et si le votre a des symptômes correspondant à ceux qui sont décrits dans la bible DSM IV, cachez-le, protégez-le des psychiatres, aidez-le à comprendre ce qu'il étudie et assurez-vous qu'il mange de manière équilibrée. Au moins, il restera en vie et aura une chance de vous offrir une vie de grand-mère... ou de grand-père.
Par Eric Roux - Publié dans : société - Communauté : Le coin des libres penseurs
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Vendredi 1 février 2008

Les quotidiens français ont assez bien couvert l'évènement médiatique qu'est la sortie en salle du film de Sandrine Bonnaire "Elle s'appelle Sabine". Un film qui est un émouvant cri d'alarme sur les exactions du milieu psychiatrique.

 

Sandrine, elle, n'a pas voulu en faire un réquisitoire contre qui que ce soit. Mais les faits parlent d'eux-mêmes.

A travers la vision des traitements inhumains subis par sa soeur, il ne faut pas se voiler la face sur la quantité de personnes qui subissent les mêmes traitements et dont la vie est détruite après leur passage en psychiatrie.

Mais la chose qui a mon sens est à relever avec intransigeance, c'est la réaction du personnel hospitalier psychiatrique concerné lors de la visite de Sandrine Bonnaire couverte par le journal Libération.

Lorsque Sandrine Bonnaire interroge un médecin psychiatre sur la raison qui a justifié la quantité hallucinante de drogues psychiatriques administrées à sa soeur, celui-ci répond que c'était nécessaire, vu qu'elle était violente. Et la violence dont il parle : elle avait giflé un infirmier...

Si je croisais ce monsieur et qu'il me proposait son traitement, il est possible que moi aussi je pense à lui faire tater du camouflet... J'ai pourtant bien compris qu'il me faudrait m'abstenir, car non seulement cela l'a conduite à être droguée jusqu'à un point d'extrême dégradation, mais cela lui a aussi valu des mois d'enfermement isolée du monde, un traitement dont même le plus saint de tous les sains d'esprit ressortirait aliéné.

Et Sabine a été aussi attachée avec des moyens «plus modernes, avec des aimants qui lient directement mains et chevilles au lit». Et le médecin psychiatre de prétendre que c'était nécessaire, que cela lui faisait du bien.

Pourtant , Sandrine est claire : avant, "Elle était dans l’échange, dans le contact. D’ailleurs, elle jouait du Schubert, elle dessinait. Aux Murets, elle a perdu toute mémoire, elle ne savait même plus s’habiller."

Ce qui me choque, au delà de la dégradation de Sabine Bonnaire, victime de l'inhumanité de ses bourreaux, c'est l'absurdité et l'absence totale de responsabilité du personnel psychiatrique.

"Nous n'avions pas d'autres choix, elle était violente". On croirait entendre les justifications d'un tueur en série aux assises.

Bien sûr que d'innombrables autres choix existent, pour un être humain évolué et sain d'esprit.

Que dois-je penser ? Si un jour ma femme me gifle, pourquoi ne l'enfermerais-je pas et ne la droguerais-je pas jusqu'à ce qu'elle devienne enfin docile ?

Lorsque Sandrine Bonnaire demande pourquoi sa soeur va mieux depuis qu'elle a quitté le milieu psychiatrique, la réponse est : "nous l'avons peut-être gardé trop longtemps".

Cette réponse peut-être qualifiée de "non sequitur". Ce qui veut dire qu'elle n'a aucun sens, qu'elle ne suit aucune logique. Est c'est une caractéristique d'aliéné !

Le fou, dans cette histoire, c'est celui qui n'est même pas capable de voir les dégats qu'il crée quotidiennement. Qui ne voit aucune relation de cause à effet dans le fait de droguer une personne et la dégradation qui s'ensuit, qui est incapable de reconnaître ses responsabilités même lorsque celles-ci éclatent au grand jour. 

Le fou, c'est celui qui dirige une usine de maltraitance à coup de drogues, d'électrochocs et de méthodes de coercitions barbares et qui répond "On ne peut pas faire autrement".

En Italie, les établissements psychiatriques ont tous été fermés depuis longtemps et le constat est très positif.

Alors, lorsque la psychiatrie nous fait croire qu'elle a besoin de plus de moyens, ne tombons pas dans le panneau.

Lorsque le Ministère de la santé présente comme solution : "plus de lits dans les hopitaux psychiatriques", la question à poser en retour est : "plus de lits pour torturer plus de gens ?"

Non, la psychiatrie n'a pas besoin de plus de moyens. ELle a juste besoin de retrouver la raison. Si tant est qu'elle l'ait eue un jour, ce dont je doute.

Par Eric Roux - Publié dans : société - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Vendredi 25 janvier 2008
Un peu moins de sérieux, écoutez cette chanson, et si elle vous plait, votez pour elle en laissant un commentaire :

On a beau dire
Envoyé par Eric-Roux dans Musique sur wat.tv

Alors ?
Par Eric Roux - Publié dans : Découvertes - Communauté : peintres et tout les artistes
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